FABULA NOVA CRYSTALLIS

Mon nouveau blog....plus de photos ou autre conneries de ce genre , uniquement des pensées profondes et réelles...ce qui fait l'homme un homme, ce qui fait que les choses sont comme elles sont et qu'elles ne changeront jamais malgré tout......

20 décembre 2009

A voice in my head...

Il y a une voix dans ma tête...une voix qui résonne sans cesse...une voix qui me dis de que je suis quelqu'un de juste...il est vrai que j'ai une perception tres particuliere de la justice...je qualifierais plutot cela comme étant "ma" justice. Je n'ai que faire des jérémiades incessantes de nombres de mes confreres qui estime être de la meme "espece" que moi...mais malgré tout...ma justice m'impose de ne pas leur en tenir rigueur.

Je suis peut etre trop prétentieux...mais c'est ma prétention qui m'a toujours sortie des mauvais pas...c'est ma prétention qui fais que je suis le meilleur...que j'essaye d'etre le meilleur...le meilleur homme sur terre. Ma méchanceté n'est pas la pour faire mal, elle est la pour que les gens ouvrent les yeux...j'en ai plus qu'assez des gens qui se cachent derriere leurs peurs...

Et pourtant...j'en fais peut etre partie.

Moi qui m'estime meilleur que les autres...en ce moment j'ai une voix dans ma tête qui me dis "...elle..." .

J'ai toujours fais les choses tout seul, j'ai toujours réfléchi seul...et depuis bien longtemps je me dis que j'arriverais mieux à tout faire tout seul, que je serais toujours seul, et que quoi qu'il arrive, je mourrais seul...car telle a toujours été ma volonté. J'ai toujours fais en sorte d'etre responsable, d'être mature...mais aujourd'hui, j'ai envie d'etre le meilleur pour elle. Plus uniquement pour moi, et mon égo surdimensionné et mon adorable petit cul...j'ai envie d'être le meilleur pour elle. La rendre heureuse...qu'elle ne pense plus qu'a moi...et qu'elle soit fier de moi...qu'elle soit fier de dire "oui, c'est MON homme".

Ce qui est certain, c'est que je ne suis pas un homme comme les autres, je le dis, j'en suis fier, et j'emmerde tout ceux qui prétendraient le contraire. Inutile de vous mesurez à moi, je vous détruirais. Voilà ce que je me disais sans relache depuis de nombreuses années....

Mais aujourd'hui...j'ai envie d'elle. Parce que contrairement à tout ces femmes insignifiantes qui sont tombés amoureuses (malgré moi) de ma carapace, de mes barrieres, et du charisme de ce que je refletais...je crois que pour la premiere fois...je suis tombé sur une femme qui a peut etre envie de voir au delà de tout cela...et c'est pour cela que j'ai envie d'elle. Pas uniquement de lui faire l'amour comme un dieu ferait l'amour à sa déesse...mais aussi d'elle, dans toute sa globalité.

Son regard...ses yeux m'ont envouté...alors que pourtant, je me servais plutot des miens pour envouter les autres...J'ai toujours aimé lire dans le regard des gens...mais dans la plupart des regards, j'y lis crainte et intrigue...dans le regard des femmes, j'y voyais le fait que ce que je leurs montrais leurs plaisait...mais elle...j'ai l'impression que quand elle me regarde...elle me perce à jour...

Je me suis perdue dans ses yeux...ses yeux qui me disent tant de choses à la fois que ses levres n'arrivent pas à prononcer...

Je me suis perdue dans ses bras...qui m'enlacent comme jamais auparavent quelqu'un ne l'avait fait...

Je me suis perdue sur sa peau...douce et rougissante...tendre et tremblante...

Si seulement elle s'imaginait à quel point j'ai envie de la découvrir... de la connaitre comme jamais personne ne l'a connue...lui faire ressentir ce que jamais personne n'avait réussi a lui faire ressentir...

Si seulement elle savait à quel point, les mots qu'elle pensent être "limité" résonnent comme des mélodies aux creux de mes oreilles...et sont sources d'un sourire impérissable au coin de mes levres...comme un requiem divin et insonore...

Sans bruit, elle a réussi a toucher mon coeur...

Maintenant...je vais la protéger. Elle est une femme forte, et elle n'a pas particulierement besoin de protection...mais ce qu'elle est...ce qu'elle fait...ce qu'elle sera...je le protegerais dans l'ombre...je la protegerais à ma maniere...parce que je détruirais quiconque osera toucher à cela.

Si elle s'imaginait seulement ce qu'il se passe en moi quand je pense à elle...ou peut etre que si, elle se l'imagine, car je suis quasiment certain qu'il se passe la meme chose en elle...j'arrive à le dire parce qu'on se ressemble énormément...et quand je parle de moi...j'ai l'impression de parler d'elle...quand elle parle d'elle, j'ai l'impression qu'elle parle de moi.

A travers le visage de tout un chacun dans la rue, c'est le sien que je vois...derriere toutes les voix qui font échos dans les rues de la ville, c'est la sienne que je reconnais...derriere chaque message qu'elle m'envoie...je ressens toutes les choses qu'elle essaye de me dire.

C'est effrayant...

C'est magnifique...

C'est déroutant...

C'est magique...

C'est envoutant...

C'est merveilleux...

C'est intriguant...

C'est grandissant.

Je ne peux retenir les pulsions de mon être et de mon âme quand je pense à elle. J'ai envie de toucher sa peau...j'ai envie de sentir son odeur...j'ai envie de l'avoir dans mes bras et de la garder de nombreuses minutes en remerciant la lune de l'y avoir déposé là...

I wanted to line the pieces up...hers...and mine.

Quand je prend sa main dans la mienne...j'ai envie de ne faire plus qu'un avec elle...et que nos âmes résonnent à l'unisson.

J'ai trouvé quelque chose qui supplantait la solitude qui me caractérisait tant. Bien évidemment, nous avons tout les deux besoins de notre solitude...mais maintenant...j'aimerais que la sienne et la mienne s'accompagnent. J'aimerais m'allonger au soleil...levant la main en l'air pour laisser filtrer les rayons du soleil à travers mes doigts...pour éblouir le soleil de sa beautée.

J'ai envie de la voir...de l'avoir...de la prendre et de l'éprendre...de la tenir et de l'étreindre...

Peut etre que notre paix se retrouveront dans nos rêves...

C'est une multitudes d'émtions que je ne comprends pas toujours...que j'ai parfois du mal a accepter...

Mais c'est une émotion douce et chantante...sur laquelle s'estompent les vagues de mes souvenirs.

Posté par fabula nova à 03:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2009

The insane

Parfois j'ai l'impression de sombrer dans la folie...

(I wanted to line the pieces up...yours and mine)

Peut-etre est ce les souvenirs lointains d'un rêve égaré...

(Or maybe it is a scattered dream from a far-off memory...)

Les ténèbres m'entourent et je perds pieds dans les méandres de l'obscurité...

(Lost in an insane mind trough the darkness)

Ce soir...je découvre la noirceur d'une âme déchue qui pénètre peu à peu mon subconscient pour y plonger une mélodie morbide...décharnu de tout sens...me laissant seul dans l'adversité...

(Lost and damned...it cames Tonight...)

Désert innaproprié d'un esprit torturé...haineuse tentation dévoilé ...j'erre comme un fantome dans les couloirs...et le temps se mesurent aux battements de mon coeur....

(Angel or demon...I come from your soul...you're guilty of treason...)

LAISSEZ MOI !!!!!!!!!!

(TONIGHT !!!!!!!!!!)

Mes yeux cherchent un regard perdue...je cours sans but dans cette brume déchiqueté...et les lames assaillent mon âme...ma chair faite de colère découle en ce lieux suintant....suppurant...amour et conjuration.

(Your heart is a battleground...what do you seek ? if you're looking for Jesus....get on your knees!)

Mes lèvres tremblantes me trahissent...personne. Je suis nue dans les ténèbres...et ces voix qui m'entourent sont celles des damnés...

(Vox Populi...)

Je tends desesperement la main pour atteindre ton étreinte...mais les cendres ont eu raisons de toi...

(ennemi of mine...i embrace you like the devil...violent inside...beautiful and evil...)

Mes rêves éperdues me mènent en enfer...les flammes violent mes entrailles...une main broie mon coeur de l'intérieur...

(i'm a ghost...you're an angel...one that was saved...just remains of an age...)

Le temps me manque...j'ai fui les champs de batailles...ma machoire se crispe...mes bras tremblent...mes dents claquent...mes yeux se noient...

(TONIGHT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)

La chaleur m'emporte loin de mes songes où la plume était mon allié, ici-même en ces lieux maudits, je suis le déchu...il n'y a plus que dans mes rêves que je peux la chercher dorénavent...

(Endless is coming...you're gonna live forever...tonight)

Posté par fabula nova à 19:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

tonight...

j'ai parfois l'impression que ce n'est qu'un mauvais rêve...

Je me dis que le temps passera vite...

je me dis que tout ira bien...que je serais fort...

Je me dis que tout sera merveilleux à son retour...

Je me dis tant de choses dont je commence à douter.

Tout ...tout est tellement dur sans elle.

Pourtant...ici tout se passe bien. Mes collocs sont formidables. Ils sont en pleins partiels et pourtant...ils sont présents.

Mais moi...moi...moi...moi la dedans...je me sens nue dans les ténebres.

J'aimerais lui dire tant de choses...mais je n'y arrive pas. Cette foutue barriere m'empeche de dire tout cela. Et en même temps...nous avons tous notre temps...et je n'ai aucune envie de précipiter quoi que ce soit...

Mais ces sentiments qui grandissent en moi chaques jours qui passent font que je ne peux plus me cacher.

Je pensais être tout le temps fort...mais je ne le suis qu'a 80%. Les 20% restant...je crois que je craque un peu. J'ai matiere a profiter pourtant...a paris, c'était vraiment cool...mais quelque part, je n'avais pas la tete a profiter a 100%...sa présence m'est vraiment précieuse...et sans elle...j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose...un vide qui se perpetue au fil des jours...

J'ai toujours fait comme il semblait, j'ai toujours dis aux gens ce que je voulais, j'ai toujours fait tout ce que je voulais quand je le voulais...mais là...je me retrouve dans un brouillard d'émotions...et face à ca...moi, qui ai toujours dit ce que je pensais...je me retrouve bloqué. Je perds mes mots...des mots que j'aimerais savoir exprimer. J'aimerais prendre l'avion et m'envoler pour la retrouver...J'aimerais la serrer contre moi...si fort...si fort...j'aimerais revoir ses yeux...ses yeux qui me demandent malgré elle de lire en eux...ses gestes...ses caresses...

Mais faut pas s'en faire...c'est une de ces nuits ou c'est simplement plus "compliqué" que les autres. Tous les jours je pense à elle, tous les jours elle me manque encore plus que la veille...mais ces nuits la...je n'ai qu'une envie...m'endormir. M'endormir pour que le temps passe plus vite.

Chose completement paradoxale à tout ca, c'est que je suis super heureux de vivre ca avec elle, ca fait partie des "premieres aventures" que nous vivons ensemble. Nous sommes tous deux enchainés à nos barriere...et même si j'ai plus de facilités a mettre des mots sur ce que mes barrieres me permettent...il n'empeche qu'il y a des moments ou je me sens plus seul que jamais ...foutue distance.

J'aimerais briser ces chaines...faire voler en éclat...la distance qui nous sépare. Et la prendre dans mes bras....rien qu'une nuit avec elle...rien qu'une...si je devais avoir un voeu a emettre...ca serait cela : une nuit avec elle...je serais prêt à tant. Et pourtant...cette fois, tout ne dépend pas que de moi. Always loosin' me...in the clouds....'cause i couldn't fly, cause i change the way...when i see the score...in another time...in another time...living in my memories...in the cold coat of the night...i would like to leave the rest behind and be hers juste one night...before the next goodbye.

Meme si je sais que ce sera tout autant difficile de lui dire une nouvelle fois au revoir lorsqu'elle repartirait, ou lorsque je m'en irais...j'aurais au moins pu la serrer une derniere fois dans mes bras et lui dire encore une fois que je ne l'oublierais pas...que je penserais chaque jours a elle...que je reverais que d'un instant...nous. Nos retrouvailles...nos étreintes...nos baisers et nos caresses...

Si il devait y avoir une divinité qui gere les rencontres et le destin, je lui serais reconnaissant à jamais...car je suis heureux de l'avoir rencontré, moi qui pensait etre fait du métal le plus dur et résistant que jamais...car elle m'aurait donné là une raison de croire qu'il y a des choses mieux que la solitude.

Je cherche la paix dans mes rêves...ou peut etre elle...c'est elle que je recherche dans mes rêves actuellement.

C'est une mélodie douce et chantante...sur laquelle s'estompent les vagues de mes souvenirs.

Miss you.

Posté par fabula nova à 02:21 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2009

memories of an assassin

Fragment d'Eden

Je laisse derrière moi ce journal de manière à ce que les générations futures le découvre. Il renferme mon être, mon âme, mes pensées, mon Amour...et ma folie. Puissent-ils découvrir à quel point la vérité ne fait qu'emplir le cœur des gens de haine et de discorde...dans un monde où les mots perdent leurs sens.

Puissent-ils se rendre compte à quel point mon cœur...m'a assassiné.

PAGE 1 (le 6 Mars 1456)

Cela fait plusieurs jours que je suis en possession de cette relique...Peut-être même des semaines. Ou bien des mois ? Je ne suis plus sûr, je ne suis plus sûr de rien...

Parfois, les autres me rendent visite au cœur de ma chambre illuminé de bougies qui se consument plus rapidement que ce que je ne l'aurais imaginé. Ils m'apportent de la nourriture et une distraction. Selon eux, je n'aurais jamais dû autant m'investir... Mon frère m'a même suggéré de renoncer...mais il n'en est pas question, je dois percer le mystère de la Pomme d'Eden...il le faut.

S'agit-il d'une arme? D'un registre? Est-elle un peu des deux? «Car avec beaucoup de sagesse, on a beaucoup de chagrin...»

La philosophie d'un tel postulat m'est familière...mais elle émane d'une société qui a livré des guerres en brandissant des idées plutôt que des épées. Alors est-ce la vérité...celle à laquelle je dois me fier?

Sa fonction est simple. Élémentaire, dirais-je. La domination. Le contrôle. Son fonctionnement, en revanche...ce sont les méthodes et les moyens pour y parvenir qui sont FASCINANTS. Quiconque succombe à sa lumière voit ses désirs exaucés. Elle ne demande qu'une chose en retour : une obéissance aveugle et sans conditions. Comment résister? Cette relique est la tentation incarnée.

Je me rappelle mes moments de faiblesse, ma confiance ébranlée par les mots de Dieu. Lui que j'avais toujours considéré comme un père pour moi, s'était finalement révélé mon pire ennemi. Il aura suffi que le doute s'insinue en moi, ne serait-ce qu'un instant, pour qu'il contrôle mon esprit avec cette relique. Mais j'ai triomphé du mal, retrouvé ma confiance...même si Dieu devra m'envoyer en Enfer. Je me suis libéré de mes chaines. Et maintenant, je m'interroge...suis-je vraiment libre? Je suis là, tentant désespérément de comprendre les rouages d'un objet que j'ai juré de détruire.

La raison est simple : la Pomme a des choses à dire. Je ressens un léger frémissement. Il annonce quelque chose d'important, et de dangereux. Nous sommes tous en danger. Il est de mon devoir d'y remédier. Je ne peux pas renoncer avant d'avoir découvert la vérité. Il n'en est pas question.

PAGE 2 (le 18 Octobre 1456)

Ce qui suit est une énumération des grands paradoxes de l'ordre des Assassins :

  1. Nous aspirons à promouvoir la paix, mais nous tentons d'y parvenir par le crime.

  2. Nous aspirons à libérer l'esprit des hommes, mais nous nous soumettons nous-mêmes à un ensemble de règles.

  3. Nous aspirons à dénoncer les dangers d'une foi aveugle, mais nous suivons nos propres préceptes les yeux fermés.

Je n'ai aucune explication satisfaisante à apporter, je puis seulement m'interroger... Transgressons-nous nos principes pour servir une cause plus noble? Et si tel est le cas, qu'est ce que cela fait de nous? Des menteurs ? Des imposteurs? Des faibles? Nous passons chaque seconde de notre vie à nous débattre avec ces contradictions, et en dépit de toutes ces années passées à méditer sur la question, je n'ai toujours aucune réponse acceptable à formuler...si tant est qu'une telle réponse existe.

Rien n'est vrai. Tout est permis. Et si la réponse était dans notre credo? Une vérité et son contraire peuvent-elles coexister? Apres tout, pourquoi pas? N'en suis-je pas la preuve vivante? Nos intentions sont nobles, mais nous recourons à des moyens barbares. Nous célébrons le caractère sacré de la vie, mais nous prenons celle de nos ennemis.

PAGE 3 (le 27 Décembre 1456)

Qui sont Ceux-qui-étaient-là-avant? Qu'est ce qui les a amenés ici? Et quand sont-ils arrivés? Il y a cent ans? Milles ans? Peut être plus? Il ne reste pratiquement aucune trace de leur passage. Que sont ces reliques? Des bouteilles jetées à la mer? Des instruments destinés à nous aider et nous guider? Ou bien sommes nous en train de nous battre pour le contrôle de quelques objets sans importance qu'ils auraient laissés derrière eux?

PAGE 4 (le 22 Avril 1457)

Robert de Sablé est peut être mort, mais sa confrérie a survécu. Plus discrète en apparence, je crains toutefois qu'elle ne représente toujours une menace. Autrefois, ses membres déambulaient fièrement dans les rues – ce qui en faisait des cibles faciles – mais aujourd'hui, ils agissent dans l'ombre et il devient de plus en plus difficile de les traquer. Quel complot pernicieux fomentent-ils dans le plus grand secret? Notre tache s'en trouve d'autant plus ardue. Déjà les rumeurs d'une expédition a Chypre se précisent. Je dois en savoir plus...

Ce constat m'a fait réaliser que nos tactiques doivent elles aussi évoluer. Il n'est plus question de nous retrancher dans nos forteresses. Ni d'assassiner nos cibles sous les yeux de tous. Nous devons tisser notre toile à l'abri des regards. Et cesser d'agir dans la continuité du passé.

Si j'attends de nos frères qu'ils renoncent à leurs rituels, en revanche, je ne leur demande pas de renoncer à notre credo « rien n'est vrai, tout est permis ». C'est LUI qui fait de nous des Assassins. Pas le doigt qu'on nous sectionne comme gage de fraternité. Pas les vaines promesses d'une vie meilleure après la mort. Ni même l'interdiction d'utiliser du poison. Nous agissons dans l'intérêt du peuple, pas pour préserver nos coutumes. Si la prudence est de mise, nous nous montrerons discrets. S'il nous faut recourir à quelque poison, nous n'hésiterons plus. Si nous pouvons utiliser notre lame secrète sans qu'il soit besoin de nous sectionner le doigt, alors soit. Nous ne manipulerons plus nos disciples par le mensonge et la ruse. Nous nous exprimerons clairement et honnêtement. Ce sera en quelque sorte notre renaissance.

PAGE 5 (le 07 juillet 1457)

J'avais cru qu'Adha serait celle qui apaiserait mon âme, que grâce à elle, je pourrais déposer les armes et mener une vie normale. Je sais aujourd'hui que les rêves ne sont pas faits pour être vécus...

Son visage. J'essaie de le chasser de mon esprit. Je me vois encore à bord de mon bateau, pourchassant les Templiers qui l'avaient capturée, naviguant sans relâche jour et nuit. J'ai presque failli les rattraper. Presque.... Si seulement j'avais été plus rapide...J'ai tenu son corps sans vie dans mes bras – je n'oublierais jamais son regard éteint et horrifié...

J'ai traqué tous les responsables de sa mort – les uns après les autres – jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un seul dans ce monde. Mais je n'en ai retiré aucun plaisir. Aucune satisfaction. Aucun soulagement. Leur mort ne me l'a pas ramenée. La vengeance n'a pas cicatrisé mes blessures. Apres cela, j'ai cru que plus jamais je ne pourrais ressentir la même chose pour une autre femme...

Par chance, j'avais tort...et je l'ai rencontré.

PAGE 6 (le 04 Septembre 1459)

Cela fait environ deux ans que je n'avais rien écrit...le bonheur d'avoir rencontré Maria m'avait transporté ailleurs, dans un monde où rien ni personne ne pouvait nous atteindre. Mais je dois continuer mes recherches...heureusement qu'elle est à mes côtés.

Pourquoi notre instinct nous incite-t-il à la violence? J'ai observé les interactions entre les différentes espèces. C'est à croire que notre besoin inné de survivre passe nécessairement par l'élimination d'autrui. Pourquoi ne pas affronter l'adversité ensemble? Nombreux sont ceux qui pensent que le monde a été créé par des forces divines – mais seul un fou peut en être à l'origine, un fou qui ne jure que par la mort, la destruction et la désolation. Nos origines semblent chaotiques, fortuites. Notre finalité, nous ne la comprenons qu'avec le temps qui passe. C'est la nature qui la dicte, et – plus tard seulement – les hommes.

Quiconque touchera Maria se verra détruit, j'en fais le serment. Je ne la perdrais jamais. Elle est ma source, elle est ma vie.

PAGE 7 (le 02 Février 1460)

Il suffit de répéter une phrase assez souvent et assez fort pour qu'elle devienne une vérité. Du moins, si elle survit à ses détracteurs. Mais si on parvient à les réduire au silence, alors ce qui reste est, par défaut, considéré comme vrai.

De façon objective, peut-on considérer qu'il s'agit de la vérité? Non. D'ailleurs, est-il vraiment possible d'exprimer un point de vue objectif? Là aussi, la réponse est NON. C'est littéralement et physiquement impossible. Il y a trop de variables. Trop de données et de formules à prendre en compte. Bien sûr, on peut essayer. On peut se rapprocher petit à petit de la révélation. Mais l'atteindre...jamais.

Je suis convaincu que tant que les Templiers existeront, ils tenteront de déformer la réalité pour mieux l'adapter à leurs ambitions. Du moins, ils savent que, quand bien même elle existerait, nous n'aurions pas le bagage nécessaire pour l'interpréter. Ils cherchent donc à imposer leur propre version. Voilà sur quoi repose leur prétendu « nouvel ordre mondial ». Ce qu'ils veulent, c'est remodeler notre existence à leur image. Les reliques « divines » n'ont rien à voir là-dedans. Les hommes non plus. Ce ne sont que des outils. Ce sont les concepts qui importent. C'est très rusé de leur part. En effet, comment déclarer la guerre à un concept.

C'est l'arme parfaite. Elle n'a pas pris forme physique, mais elle peut altérer notre environnement de bien des façons – violentes, pour la plupart. On ne peut pas tuer une croyance. Même si on tue ceux qui l'adoptent, même si on détruit les textes qui l'entretiennent, on ne gagne qu'un court répit. Un jour, quelqu'un s'y intéressera de nouveau, la réinventera. Ma conviction est que nous, les Assassins, avons simplement redécouvert un Ordre qui existait bien avant l'arrivée de Dieu...

PAGE 8 (le 24 Aout 1461)

Encore des questions...

Attis. Dionysos. Horus. Krishna. Mithra. Jésus. Leurs existences présentent tant de similitudes. Étranges coïncidences. Une naissance divine, des persécutions, des disciples, des miracles, et enfin la résurrection...

Comment est-ce possible?

Et s'il s'agissait de la même histoire qui aurait traversé les siècles? Une sorte d'emprunt, simplement remis au goût du jour, qui aurait évolué, tout comme nos outils et notre langue...Le récit de leur vie est-il basé sur des faits ou a-t-il été inventé? Un peu des deux, peut-être...Ces personnages pourraient-ils n'être qu'une seule et même personne, dont l'existence aurait été prolongée et transformée par un Fragment d'Eden?

Aux yeux des dictateurs, Jésus était un homme comme les autres, un simple mortel qui excellait dans l'art de la manipulation. Avaient-ils raison? Et si ces hommes sont réels – s'ils ont déjà vécu parmi nous à plusieurs reprises – cela signifie-t-il qu'ils reviendront ? Peut-être sont-ils déjà là? Des questions...chaque jour de nouvelles questions...

PAGE 9 (le 19 Mars 1462)

La lame secrète nous a accompagnés, toutes ces années. Certains disent même qu'elle nous caractérise. Ils n'ont pas entièrement tort. Nous lui devons nombre de nos succès, tellement masqué dans notre manche. Pourtant, cette arme semble avoir fait son temps. J'ai effectué des recherches dans le but de l'améliorer, mais aussi pour éviter à ceux qui l'utilisent d'avoir à se couper un doigt.

J'ai commencé par ajouter une plaque pour repousser les attaques. Les autres Assassins pensent qu'elle est faite d'un nouveau métal, dont ils me croient l'inventeur. Mieux vaut qu'ils ne sachent pas la vérité...j'ai dû recourir à la Pomme d'Eden.

Grâce à la collaboration de mon frère, j'ai également décrit de nouvelles méthodes d'assassinat : depuis des zones en hauteur, suspendu à une corniche, ou depuis une cachette. Des techniques simples, mais qui peuvent s'avérer décisives.

Enfin, la dernière amélioration – la plus simple – concerne l'ajout d'une seconde lame en tous points identique à la première. Si un Assassin doit se débarrasser de deux cibles à la fois, il lui suffit de bien préparer son attaque et il a toutes les chances de parvenir à ses fins. Ces lames n'existent qu'en nombre limité, le métal qui nous sert à les forger étant sécréter par la Pomme d'Eden, tout le monde ne sera donc pas autorisé à les utiliser...

PAGE 10 (le 30 Novembre 1462)

L'homme cherche à dominer ce qui l'entoure. Je suppose qu'il est dans notre nature de vouloir exercer une emprise sur notre environnement, mais cela ne devrait pas s'étendre aux autres êtres humains...Pourtant, chaque jour, certains sont contraints – par la force ou par la ruse – de servir un maître. D'autres, qui jouissent encore de leur liberté, sont amenés à croire que leur vie n'a aucune valeur. J'ai vu comment les hommes persécutent les femmes. J'ai entendu les mots cruels adressés à ceux qui arrivent de pays étrangers. J'ai vu comment on traite ceux qui ne partagent pas la même foi, et ceux qui se comportent différemment...

Nous abordons souvent ces sujets quand nous montons la garde sur les hauteurs de Masyaf. Que peut-on faire pour y remédier? Doit-on encourager la tolérance et l'égalité? Parfois, nous parlons d'éducation, et nous croyons que la connaissance nous protégera contre l'immoralité. Mais quand je marche dans les rues et que je vois des esclaves sur le point d'être vendus, mon cœur saigne...Quand je vois un mari insulter et lapider sa femme en lui expliquant qu'elle n'est là que pour le servir, je serre les poings. Et quand je vois des enfants...arrachés à leurs parents, être exploités avant de mourir sous le soleil du désert...ma rage me submerge...

...Aujourd'hui, je ne pense pas que le dialogue serve à quoi que ce soit. Aujourd'hui, tout ce qui m'importe, c'est de punir les auteurs de ces crimes.

PAGE 11 (le 11 Avril 1464)

Deux ans de plus sans écrire...les questions me reviennent sans cesse. Je ne crois plus en rien...

La Pomme d'Eden est une sorte de catalogue de ce qui nous a précédés. Et dans ses entrailles tortueuses et aveuglantes, j'ai entrevu l'avenir. Une telle chose ne devrait pas être possible. D'ailleurs, il ne s'agit peut-être que d'une illusion. Comment le savoir? Comment en être sûr?

Je songe aux répercussions de ces visions : ces images évoquent-elles ce que sera notre avenir, ou simplement ce qu'il pourrait être? Pouvons-nous le changer? Devons-nous essayer? Et, dès lors, comment être sûr que ce que nous avons vu se réalisera?

Je suis – comme toujours – tiraillé entre action et inaction. J'ignore comment changer le cours des choses, si tant est que ce soit possible. D'ailleurs, suis-je là pour ça? Je continue de rédiger ce journal. N'est-ce pas là une tentative de changer – ou du moins d'avérer – ce que j'ai vu?

Je vais partir...

PAGE 12 (le 13 Octobre 1467)

Les songes me meurent.

De toutes les choses que j'ai vues, ce sont les images des flammes qui m'ont le plus impressionné...

Des piliers si hauts qu'ils semblaient toucher le ciel. Le sol qui grondait, qui vibrait. Les montagnes qui se fissuraient, se déchiraient. Les grandes tours de métal brisées en éclats, leurs entrailles répandues à même le sol. Et partout des cris. Un chœur si terrifiant qu'aujourd'hui encore j'entends son écho.

Quelle est cette folie dont j'ai été témoin? Sont-ils derrière tout ça? Ceux-qui-étaient-là-avant...Est-ce ainsi qu'ils ont disparu? Dans la poussière? La Pomme d'Eden dit-elle la vérité? C'est peut-être après ce pouvoir destructeur que courent les Templiers. Avec une telle puissance, notre dévotion leur serait acquise. Quel espoir nous resterait-il alors? Avec cette abomination entre les mains, ils pourraient plonger le monde dans les ténèbres...

PAGE 13 (le 19 Aout 1468)

Nous sommes contraints de nous cacher. De demeurer silencieux. De façonner l'histoire en secret. Certains de nos frères ont exprimé leur désaccord. Ils sont en colère. Pour eux, rester dans l'ombre est une erreur. Cela ralentit notre travail. Mais ils ne connaissent pas les risques. S'exposer serait beaucoup trop dangereux. On nous prendrait pour des illuminés. On nous attaquerait. C'est ainsi. Ça l'a toujours été. S'il y a une chose que j'ai apprise, c'est que, quand on parles aux hommes, ils ne comprennent pas. Il faut leur montrer. Il faut qu'ils puissent eux-mêmes établir des relations. Si je disais à un homme : « sois dévoué, sois tolérant, ouvre ton esprit... », il oublierait mes paroles et aucun changement ne se produirait. Ce serait peine perdue. Voilà pourquoi nous devons maintenir le cap.

PAGE 14 (le 17 Septembre 1470)

Maria est auprès de moi, elle me réconforte, me soutient. Je l'aime de tout mon corps, de tout mon être. Si cet ange n'était pas à mes cotés, la folie m'aurait emporté depuis plusieurs années déjà.

Maria, si un jour tu dois lire ceci...je te remercies du fond du cœur de pour m'avoir permis d'oublier par moments mon statut d'Assassin.

Cependant...j'ai récemment fait une découverte. Une légende mentionne la Toison d'Or. Pourrait-il y avoir un lien entre les deux?

...J'ai continué d'affiner le processus de transformation du métal, et je suis parvenu à fabriquer une armure d'une qualité encore inégalée...

...Sa solidité est exceptionnelle, et pourtant elle reste très légère et ne gène pas les mouvements...

...Je suis à la fois émerveillé et terrifié. Nous avons créé une armure qui pourrait changer toutes les guerres à venir, en rendant ceux qui la portent pratiquement invincibles...

J'ai peut-être fait une erreur en fabriquant ces pièces de protections. Mieux vaut détruire toutes ces formules. Que se passerait-il si elles tombaient entre les mains de nos ennemis? C'est beaucoup trop risqué...

PAGE 15 (le 21 Mai 1472)

Cela fait plus d'un an et demi que j'étudie les anciennes croyances païennes, celles qui existaient avant que l'humanité ne soit obsédée par une créateur unique et divin. Elles semblaient s'intéresser plus aux forces fondamentales qui gouvernant le monde qui nous entoure qu'à des principes moraux arbitraires...

Le soleil se lève le matin et se couche le soir. La marée monte et descend. L'herbe pousse, se flétrit, meurt, avant de repousser. L'air se réchauffe et se refroidit. Une force inconnue nous retient au sol et nous empêche de le quitter.

Auparavant, chacun de ces phénomènes était représenté par une divinité. Chacune avait un visage, était identifiée comme une force distincte et d'une grande puissance. Ces forces individuelles n'étaient pas moins liées entre elles – elles formaient un panthéon d'esprits. Ainsi, une main invisible veillait au développement du monde.

Ensuite, l'humanité a tenté d'établir des catégories, d'étudier, d'expliquer et de comprendre ces mécanismes – certes de façon imparfaite. Cette époque est révolue. Aujourd'hui, on nous demande de nous satisfaire d'une explication beaucoup plus simple. Quelle naïveté de penser qu'il existe une réponse unique à chaque question, à chaque mystère. Qu'une lumière divine gouverne tout. On nous dit que cette lumière apporte la vérité et l'amour. Moi, je dis qu'elle nous aveugle et nous maintient dans l'ignorance. L'Amour, je l'ai trouvé, et pourtant, ce sont mes ténèbres qui me l'ont apporté.

Si seulement un jour, l'homme pouvait se détacher de ces monstres invisibles et adopter de nouveau une conception plus rationnelle du monde. Ces nouvelles religions sont si aisées à pratiquer, et ceux qui les rejettent sont promis à des tourments si terribles...La peur pourrait nous forcer à croire en ce qui est assurément le plus grand mensonge de tous les temps.

PAGE 16 (le 31 Octobre 1472)

Encore une découverte. On peut se servir d'extraits de plantes qu'on trouve dans la région. Il est également possible de se procurer des espèces plus rares auprès des marchants et de voyageurs, mais leurs propriétés sont moins bien connues ; un examen plus approfondi est donc nécessaire.

Un matériel d'alchimie classique peut être utilisé pour distiller le poison. Il convient de prendre certaines précautions, car certains poisons sont directement absorbés par la peau. Nombreux sont ceux qui ont été victimes de leur imprudence.

La lame doit être évidée, en respectant les indications précisées. Toute déviation peut créer des fissures dans le métal susceptibles d'affaiblir la lame ou même de provoquer sa rupture.

PAGE 17 (le 28 Février 1475)

Le temps à passé...et je ne sais que faire de cette carte. Dois-je la monter? C'est le monde entier qu'elle semble représenter. Il n'est pas plat comme on le prétend, mais rond, comme un sphère. Comme la Pomme d'Eden. Comment une telle chose peut-elle être possible? Les terres qui y figurent sont encore plus étranges. De vastes étendues inconnues, inexplorées. Tant de contrées encore à découvrir...Sont-elles habitées? Ces peuples nous ressemblent-ils? Si ce n'est pas le cas, en quoi diffèrent-ils de nous? J'aimerais connaître ces réponses. Plus tard peut-être, j'aurai l'occasion de voyager, d'organiser une expédition et d'explorer ces contrées lointaines et certainement merveilleuses...

PAGE 18 (le 12 Mars 1476)

Certains jours, ma famille me manque...ma famille, ou plutôt le souvenir que j'en ai. Je n'ai pas vraiment connu mes parents, même si nous vivions tous ici. C'était ainsi. Cela les a peut-être affectés, même s'ils ne l'ont jamais montré. Nous n'avions pas le droit de vivre ensemble.

J'ai passé la plus grande partie de mon enfance à m'entrainer, j'ai donc rarement eu le temps de réfléchir à cette séparation. J'ai fini par oublier mes parents, par les considérer comme des étrangers. Dieu était – à l'époque – devenu un père pour moi. Si l'amour qu'il me portait était fragile et perfide, cela semblait me suffire. C'était peut-être mieux ainsi. C'est de moins ce que je pensais.

Un jour, je serai père. Ainsi le veut notre Ordre. Et je sais que Maria souhaite des enfants...Mais je ne ferai pas la même erreur. Et j'espère que les autres Assassins m'imiteront. Nous devons avoir le droit d'aimer nos enfants et d'être aimés en retour. Mon maître croyait que de tels liens ne pouvaient que nous affaiblir, nous feraient chanceler quand nos vies seraient en danger. Mais si nous nous battons pour ce qui est juste, pour ceux que nous aimons, cela ne suffit-il pas à justifier notre sacrifice?

PAGE 19 (le 22 Octobre 1497)

Plus de vint et un ans se sont écoulés, mais maintenant...je connais la réponse. Je connais la vérité! Plus jamais je ne toucherai ce maudit objet. Et personne ne devrait s'en approcher à l'avenir. J'ai essayé – enfin ! - de le détruire, mais on ne peut ni le déformer, ni le briser, ni le faire fondre. Comble de l'ironie, je suis sûr que si je lui demandais comment faire, la Pomme d'Eden me le dirait. Mais cette perspective ne me rassure pas non plus. Elle a toujours quelque chose à offrir. Je ne dois pas céder. La Pomme doit être placée en lieu sûr. Nous allons la cacher sur l'île – celle qui leur appartenait, et qui est à nous désormais. Il y a un trésor là-bas – à l'abri des regards. Cela devrait suffire. Certains risquent de découvrir que je me suis séparé de la relique...Mais il serait encore plus risqué de conserver. Elle finira par me tenter. Je suis faible. Nous le sommes tous. Comment ne pas succomber? Oh, les choses que j'ai vues...Tout est décrit ici – dans le texte. Pas entre les lignes, mais derrière elles. Là où nos yeux s'efforcent de voir la vérité. Découvrez-le par vous-même. Tentez de réussir là où j'ai échoué, comme bien d'autres. Le monde évolue, le progrès amène de nouvelles découvertes. Un jour, enfin, la porte pourra être ouverte et le message délivré. Alors...ils auront leur prophète.

PAGE 20 (le 12 Janvier 1498)

Nous sommes de plus en plus nombreux. Chaque jour, des hommes et des femmes affluent vers notre forteresse. Jeunes ou vieux. Ils viennent de partout et ne pratiquent pas la même religion, mais tous sont là pour la même raison. La première partie de notre credo leur a été révélée : rien n'est vrai.

Trop souvent, pourtant, cette révélation les conduit à leur perte. Ils perdent leur probité, leurs certitudes, leur bien-être. Certains deviennent fous. Nous devons les guider, les aider à guérir. Leurs esprits ne doivent plus être troublés par de nouvelles chimères, mais éclairés par la connaissance. Donnons-leur les réponses, même si ces réponses sont complexes et peu limpides. A l'image de la vie.

PAGE 21 (le 26 Décembre 1498)

Nous avons réussi! Nous avons trouvé un moyen de modifier la structure de la lame secrète. Elle peut maintenant lancer de petits projectiles capables de causer de sérieux dommages, même de loin. Je l'avoue, j'ai dû prendre certains risques pour parvenir à cette découverte...c'est le moins qu'on puisse dire. Mais je sais maintenant que la Pomme, utilisée avec parcimonie et assurance, n'a pas que des effets néfastes. Du moins, je l'espère.

La science des projectiles ne nous est pas inconnue. Nous en avons déjà observé les applications chez nos voisins d'Orient. Cependant, leur armement, beaucoup trop volumineux, ne répond pas à nos besoins. J'ai trouvé un moyen de les miniaturiser et de créer une arme tout aussi dangereuse, mais pouvant être portée autour du poignet.

Nous avons aussi amélioré la formule de la poudre qui provoque la combustion. On peut maintenant la fabriquer à partir d'ingrédients usuels. Cette science n'est pas sans dangers. Seuls nos alliés les plus proches doivent avoir connaissance de tout ceci...

PAGE 22 (le 17 Mai 1499)

Une énorme vague menace de déferler d'Orient, une armée si puissante que tout le pays s'inquiète de son avancée. Son chef est un homme appelé Temüdjin, qui a pris le titre de Gengis Khan. Il ravage nos contrées, obligeant tous ceux qu'il rencontre à se soumettre. Quelles que soient ses motivations, il faut l'arrêter. Si j'étais plus jeune, je me lancerais dans l'aventure moi-même, en secret – tout cela pourrait être lié à un Fragment d'Eden. Mais ce n'est plus à moi d'agir. Je dois passer le flambeau. Maria est malade...je me fais du souci pour elle est mes fils, mais il est temps pour nous de leur parler. Nous nous rendrons là-bas ensemble pour vérifier qu'ils sont dignes de me succéder. Ensuite, ils éradiqueront cette menace.

PAGE 23 – Finale (le 1er Décembre 1499)

Bientôt mon heure viendra et je quitterai ce monde. Cette pensée, et la peur qu'elle m'inspire, envahit tous les instants de ma vie. Je sais que mon corps retournera à la terre. Mais qu'adviendra-t-il de mon âme? De mon identité? Qu'adviendra-t-il de MOI? Je suppose qu'il n'en restera rien, qu'il n'y a pas d'autre monde, ni de retour possible dans celui-ci. Je disparaîtrai. A jamais. Dans le néant...peut-être pourrai-je rejoindre Maria? Si tel est le cas, j'accepte la mort avec reconnaissance...

Nos vies sont si brèves et insignifiantes. Dans le cosmos, nous ne représentons rien. Peu importe ce que nous avons fait. Peu importe si nous avons choisi le mal plutôt que le bien, si j'ai choisi de cacher la Pomme plutôt que de l'utiliser. Rien de tout cela n'a d'importance. Personne ne nous demandera de rendre des comptes. Il n'y a pas de jugement dernier. Juste le silence. Et les ténèbres. Profondes et absolues...Alors j'ai commencé à me poser la question : n'y aurait-il pas un moyen d'échapper à la mort...ou de la retarder ?

Journal d'Altaïr. Né le 13 Octobre 1423 à Damas , mort le ….

                                                                      -FIN-

Posté par fabula nova à 05:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 novembre 2009

Nouvelle : Together we will live forever...

La brise parcourant la plaine dans laquelle s'étreignaient les deux amants était douce et légère, chaude et éphémère, effleurante et pénétrante. Seul un immense chêne était témoin de cette scène surréaliste qui perpétuait l'avenir incertain d'un homme et d'une femme, libres comme l'air, et que la vie ne saurait éloignée.

Les étoiles hautes dans le ciel formait une cour suprême. Divine comédie obéissante aux astres éloignés qui engendraient mélancolie et douce nostalgie aux âmes égarées.

C'est l'histoire d'une nuit, une nuit immortelle, une nuit parfaite où deux amants s'enlacèrent loin des regards et des jugements, loin des gens et de la corruption, loin de la haine et de la violence....a l'abri des regards lointains tourmentant le rire des enfants...

C'est alors que Caym se pencha sur Rosalie... loin du tumulte du monde extérieur, seul résidait ces deux êtres identiques, forts et fragiles à la fois...découvrant et redécouvrant un univers qui n'était pas le leur jusqu'alors.

Deux corps dénudés et sensible de désir mutuel, qui ne demandait qu'à être assouvi par cette chaleureuse escapade nocturne aux airs de Chopin.

Les cheveux d'un noir de jais de Rosalie se morfondait dans l'herbe...étalé tel une nymphe en sueur savoureuse et obnubilé par la présence de son amant.

Caym déposa un long et silencieux baiser sur les lèvres voluptueuse de la déesse dévoilée, releva la tête puis se redressa, regardant en silence les étoiles, l'air songeur.

  • Qu'y a t-il Caym ? Demanda t-elle en laissant glisser la main le long de son bras.

Il retourna la tête vers elle, silencieux, dénué d'expression. Il soupira et laissa un moment de silence harmonieux qui ne laissait présager que fantasmes et rêveries.

  • Je me suis demandé combien de fois je pourrais passer ce genre de moments avec toi.

Un nouveau silence s'installa...un silence qui se perdit dans la seule lumière que reflétait la lune sur la plaine déserte. Il la regarda avec tendresse avant de se relever et de s'appuyer sur le chêne imposant.

  • Cette nuit est magique...et je voudrais qu'elle soit éternelle, reprit-il en poussant un nouveau soupir.

Comprenant le sens de ses mots, Rosalie se redressa à son tour et déposa sa tête sur son épaule.

  • Elle est éternelle. Elle l'est devenue au moment même où tu m'as rendue tienne...répondit-elle en serrant son bras. Elle l'est devenue au moment même ou tes mains ont parcouru ma peau, au moment où tes lèvres m'ont habillé de la plus belle des robes, elle l'est devenue au moment où ton corps à habité le mien.

Caym déposa ses yeux au plus profond de ceux de sa bien aimée et esquissa un sourire doucereux. Ils passèrent plusieurs minutes à contempler le ciel...ces minutes furent mutines et sensibles, sucré et délicieuse...ces minutes furent paisibles.

Tout deux s'assirent au pied de l'arbre. Caym s'adossant au tronc massif et protecteur de l'arbre, tandis que Rosalie avait pris place entre ses jambes, lui permettant ainsi de l'enlacer par la taille.

  • T'es tu déjà demandé ce que serait demain ? Reprit-elle en baisant la main de son compagnon.

  • Non...ce sont des questions que j'évite de me poser. Elles ne font qu'embrumer l'esprit et rendent à la folie la plus claire et la plus limpide des idée.

  • Pourquoi ? S'étonna t-elle.

Caym laissa de nouveau un silence en embrassant sa nuque avec passion. Chacun des baisers qu'il déposait sur le corps de sa partenaire étaient emprunt d'onctuosité et de délicatesse...et le désir submergé des lèvres éprises de Caym laissait un goût de velours. Un frisson parcouru le corps de Rosalie qui se laissait faire, se faisant reine d'un homme qu'elle découvrait et redécouvrait à chaque sourires, chaques gestes, chaques accolades, chaques étreintes, chaques jouissances.

  • Parce que la vie qui t'as été donné est comptée. Que malgré toutes mes envies, tout mes désirs et tout mes rêves, chaque jour qui se lève me rappel ô combien tu m'es précieuse, et surtout à quel point mes jours seront douloureux sans toi. Et tu sais...j'ai bien réfléchis à tout ça et...je crois que je ne supporterais pas de...

  • Savais-tu que Cassiopée veillait sur les amants? L'interrompit-elle, comme pour ne pas entendre la fin de sa phrase.

Caym savait à quel point la décision qu'il avait prise était irréversible, irrévocable, et surtout abrupt. Mais la nuit noir qui berçait les amants dénudés aurait pu donner de l'espoir même dans les plus profondes ténèbres.

  • Cassiopée ? Interrogea t-il.

  • Oui, elle est mère de toute vie amoureuse sur terre. Elle est l'espoir même des âmes éperdues qui recherchent en vain la passion infinie.

Elle s'arrêta un instant pour s'assurer que Caym ne reprendrait pas la fin de sa dernière phrase, puis reprit.

  • Il paraitrait même que si l'union au clair de lune est parfaitement pure, elle permettrait aux amants tel que nous de vivre éternellement.

  • Voyez vous ça!! s'amusa t-il en lui mordillant le lobe de l'oreille. Et tu penses vraiment que Cassiopée elle-même serait en train de nous contempler?

  • Te moques pas de moi comme ça! Lui ordonna t-elle en riant. Je sais que c'est vrai. Comment crois-tu qu'Orphée et Esmerisme ont pu vivre aussi longtemps heureux?

  • Je pense surtout qu'Orphée devait lui faire l'amour comme personne ! Répondit-il d'un air taquin.

  • Tu crois ça ? Répliqua t-elle brusquement en se retournant vers Caym pour l'enlacer, plaçant ses bras autour de son cou, rapprochant ses lèvres des siennes.

  • J'en suis certain. Murmura t-il au creux de son oreille, passant sa main dans ses cheveux.

  • Alors...me ferais-tu l'amour aussi bien que lui?

Ils se regardèrent en silence....laissant la place aux songes et aux caprices de l'infini...dans un monde où le désir est omniscient, dans une vie où trop de personnes ont oublié le sens des choses et où les paroles se mêlent à l'osmose d'un moment sans faille que seul nos amants pouvaient prendre et comprendre...

  • Je te ferais l'amour avec bien plus de passion, lui susurra t-il en faisant passer le bout de sa langue le long de son cou.

Le désir se faisait de plus en plus violent entre les deux âmes perdues....et seul dans les ténèbres, ils s'étreignirent dans l'herbe gracile et harmonieuse.

Les baisers partagés rendait à la nuit noire sa vivacité, alors qu'il passait ses mains le long de son dos. Un tremblement...un regard...une demande...un supplice. L'engouement se faisant entendre dans chaque battement de cœur. Rosalie plaqua sa main sur sa bouche lorsqu'il frôlait l'intérieur de ses cuisses du bout des doigts, caressant finement sa douce poitrine des lèvres. Des gémissements...des frémissements...

Capté par la chaleur de l'horizon qui se présentait devant eux, les mots n'avaient plus d'intérêts...et les regards se firent complices.

Il passa ses doigts sur les lèvres tremblantes de sa tendre qui les mordilla sans relâche, exaspéré par tant d'enivrement et de sensualité.

Attrapant les mains de sa compagne comme pour l'empêcher de bouger, Caym fit glisser sa langue sur son ventre avant de se déposer sur son intimité suppliante.

Le délice que produisit la mélodie dans la voix de Rosalie se firent de plus en plus bruyant...

Ses jambes tremblèrent légèrement...ses mains se crispèrent...son souffle s'accéléra...alors que Caym déposait plus de vigueur et de suavité dans ses baisers langoureux au creux de ses lèvres baignante de plaisir.

Les minutes passèrent dans l'obscurité d'une nuit éperdue...

Rosalie était en sueur...dégoulinante de désir...cherchant à attraper la main de Caym sans vraiment y parvenir. Il se redressa...et embrassa ses jambes...ses pieds...ses mains...ses bras...comme si chaque partie du corps scintillantes de sa moitié était unique, et infiniment précieuse...comme s'il s'agissait d'un joyau qu'il fallait protéger et chérir de tout son être.

Il déposa son front contre le sien et respirèrent à l'unisson...repoussant quelques mèches tombantes du visages de son bien-aimée, elle l'embrassa jusqu'à en perdre haleine et le plaqua au sol.

  • Que fais-tu ? S'étonna t-il.

  • Ne dis rien...

Seule une brise mélodieuse réussissait à s'insinuer entre les deux corps trempés des amants. Le bruissement des feuilles sifflait telle une symphonie onirique dans cette plaine verdoyante où se déchiraient les sens décharnés d'émotion, de dualité, et d'amour.

Elle posa ses fines lèvres sur son torse en entrelaçant ses doigts aux siens avant de caresser le visage endurci de son homme qui avait vu passer trop d'été sans se confesser.

Caym avait toujours été seul, pas par dépit, mais par choix, rejetant toute personne essayant de se lier à lui, ignorante amertume d'une âme sans égards pour ses semblables. Préférant sa solitude désolé pour voyager, rêver, et entrevoir un jour la lumière salvatrice d'une vie sans barrières ni limites. Et pourtant...c'était entre les bras de sa déesse qu'il scella son exécution....et sous ses doigts délicats, il lui était totalement démasqué. Elle avait fait fondre la glace de son émoi et avait brisé les chaines disparates qui envenimaient son sang.

Lui, tellement fort et dominateur, impénétrable robustesse taillé dans la colère et les combats.........n'était rien de plus qu'un homme lorsqu'elle prit sa virilité en bouche avec onctuosité.

Les yeux perçant de Caym se troublèrent...son regard d'acier transperçait le ciel en quête d'infini.

Pas un bruit...pas une mélodie somptueuse comme celle de Rosalie...seulement des lèvres entrouvertes laissant échapper des soupirs d'absolution.

Cette insupportable sensation de perte de contrôle qu'il éprouvait avec n'importe laquelle s'était transformé en dévotion entre les vas et viens de celle qu'il considérait comme sa sublime.

Plus rien n'avait d'importance....le temps s'était définitivement arrêté......et les feuilles tourbillonnantes dans les airs n'étaient plus qu'une pluie de pétales insouciante aux cœurs des vagues magistrales orchestrés par deux êtres infiniment condamnés.

Le désir était à son apogée, sensible au moindre contact, ils s'exécutèrent dans une infinie tendresse. Les corps enivrés s'entrechoquèrent délectablement lorsque Caym pénétra la féminité charnelle et féline de sa muse qui ne pouvait retenir la mélodie de sa voix.

Elle colla son visage contre son torse et l'enlaça pour ne plus jamais le lâcher, elle écoutait les battements bruyant du cœur de Caym contre sa poitrine à chaques plaisirs partagés.

Et comme pour former une osmose suprême, il plaça une main ferme sur le dos Rosalie et la redressa......chevauchant l'écarlate, attendrissant le meurtri, agonisant le désespoir, tout n'était que beauté et perfection dans cette union absolue.

Les mains se faisaient plus fermes...les amours plus violents...l'ardeur omniprésente...la tendresse fulgurante...et les minutes passèrent encore et encore...jouissance sublime jonchés de gémissements retentit...les voix haletantes....les étreintes crispées...les souffles saccadés...orgasme savoureux d'une nuit unique....entre deux êtres éperdues dans les confins de l'univers...que personne n'oserait épier...

Les deux amants passèrent plusieurs minutes dans les bras l'un de l'autre...sans rien dire....la beauté du silence...les sourires complices effrontés...une candeur palpable de la paume de la main au cœur d'un crépuscule sucré...

  • Combien de fois encore pourras-tu me faire cela mon amour? Questionna Rosalie après avoir enfoui son visage contre l'épaule de son homme.

  • Jusqu'à ce que le soleil brule nos âmes...murmura t-il. Mais un peu de repos s'impose, c'est la quatrième fois que tu me consumes ce soir...

  • Et pas la dernière! Rouspétât-elle, mutine.

Les cœurs s'étaient apaisés...laissant place aux rires malgré les chimères d'un lever de soleil qui ne tarderait pas à se présenter.

  • Tu crois que Cassiopée nous observait? Interrogea Caym.

Elle laissa passer un moment, l'air songeuse...avant de répondre.

  • J'en suis convaincue. Mais....je pense en fait qu'elle est jalouse.

  • Jalouse ?

  • Oui, de nous. Cassiopée à sacrifié sa vie pour son amour, sans n'avoir jamais pu le vivre...c'est malheureux pour elle. Mais si jamais elle t'observait me faire l'amour...elle à du être jalouse, et par pudeur, même les anges se seraient envolés.

  • Je suis si bon que ça ? S'amusa Caym.

  • CRETIN ! Je suis sérieuse!

Les éclats de rires firent échos dans le champ désert...mais tout deux conscient de leur futur s'arrêtèrent après quelques instants...laissant place à un silence pesant...emprunt de doutes et d'utopies. Ils se regardèrent du coin de l'œil, se souriant hésitant...avant de parler en même temps. Mais Caym lui laissa la parole.

  • Je sais que ce sera difficile...commença t-elle alors que Caym fronçait les sourcils. Mais le moment venue...

Il l'interrompit subitement.

  • Que dirais tu de partir loin?

  • Hein ? Euh...mais où ça? S'émerveilla t-elle soudainement.

  • Le plus loin possible.

  • Comment ça ? Loin?

Il caressa son bras, formant des vas et vient de bout des doigts sur sa peau frissonnante.

  • Oui ! Loin de tout le monde, loin de la torpeur, loin du quotidien...loin de ses gens que je déteste tellement...loin de tout ceux qui te feront du mal...dans un endroit ou nous serons libres...que nous aimerons autant que cette plaine et que nous prierons autant que Cassiopée.

Elle laissa échapper un soupir envieux.

  • Oui...ça serait bien....

  • On est d'accord! Alors on partira, et on choisira notre destination en chemin!

Ils savaient aussi bien l'un que l'autre que cela serait impossible...mais ils leur étaient impossible de penser à plus loin. Chaque souvenir de la situation les faisaient souffrir, alors qu'ils désiraient partager et vivre tant de choses...malheureusement, certaines personnes n'ont pas leur place en ce monde...certaines personnes maudites qui jamais ne vivront comme les autres...certaines personne déchus, désireuse de découvertes...pour qui la vie n'avait malheureusement plus de chance à distribuer.

Rosalie se tourna alors, se mettant dos à Caym qui se rapprocha d'elle et l'enlaça par la taille, effleurant son bas ventre de l'extrémité des doigts. Plaquant son visage contre ses cheveux, aspirant l'arôme fascinant qui s'en dégageait...et restèrent un instant ainsi à contempler l'exaltante plénitude de cette nuit violente et onctueuse, douce et chaleureuse, virevoltante...et enflammé.

Il se remémora sa rencontre avec Rosalie....elle si souriante, si franche...si chaleureuse. Rosalie était identique à Caym, solitaire malgré la sympathie que les gens lui accordaient, profitant pleinement de la vie comme si chaque jour de son existence était le dernier...parcourant le monde en quête d'émerveillements...son rire harmonieux était comme une oasis dans un désert morbide...illuminant le macabre d'un sourire, rendant au monde ses couleurs suprêmes d'un simple regard...elle était sublime...

Les étoiles tombèrent et le crépuscule arriva...le soleil se présentait timidement aux portes de la lune qui tentait en vain de repousser ses avances.

Caym plaça sa main devant ses yeux pour cacher les premières lueurs éblouissantes de la journée.

Rosalie laissa échapper un soupir douloureux...

Il l'enlaça de nouveau, son bras cheminé sous son cou se referma sur son épaule...tandis que l'autre agrippa sa hanche.

  • Ne sois pas triste Caym...ce n'est que le commencement, chuchota t-elle en lui rendant son étreinte.

  • Je sais...mais...il faut que je te dise quelque chose...

  • Non...le coupa t-elle. Ne dis rien...nous le savions...on ne peut rien y faire.

L'angoisse de Caym se mêla à la colère...une colère due a une frustration d'impuissance qui le fit taper du poing par terre.

  • On ne peut rien faire ? S'insurgea t-il. Alors c'est tout ce que ce l'on va faire ?? ATTENDRE ? NON ! IL EST HORS DE QUESTION QUE J'ATTENDE QUE NOUS SOYONS SEPARE !

Elle lui coupa la parole de nouveau.

  • Il ne reste plus beaucoup de temps...fais moi l'amour une dernière fois. Prend moi comme tu prendrais une reine...

Il la regarda un court instant...ses yeux emprunt de colère se mêlèrent aux supplices d'une demande trop formulée pour être ignorée...et tellement désirée.

Ses mains tremblaient de rage alors que sa mâchoire se crispait. La frustration engendré par cette destiné trop ancrée n'avait fait que grandir en son cœur dévasté. Et pourtant...il la prit une dernière fois...

Les baisers se fondèrent dans les larmes et les paroles...les promesses de lendemain n'étaient que vaines dans ce désespoir de continuité. Et ce moment d'amour ultime fut plus violent qu'à l'habitude...non pas par instinct bestiale d'intimité partagé et de désir inassouvie...mais simplement parce que cette fois était la dernière. Douce...et amère, tendre et éphémère, bestial et sensuelle...c'était la dernière...

Le soleil avait finalement eu raison de la lune malgré les quelques astres encore visibles. La chaleur d'un nouveau jour se faisait sentir. L'agréable humidité de la rosée matinale avait perdu toute sa candeur...

  • C'est le moment, affirmât-elle en retenant ses larmes.

Caym avait totalement délaissé sa carapace pour se montrer sincèrement pour la première fois de sa vie lorsqu'il avait rencontré Rosalie...et l'idée d'une fin lui était insupportable. Il la prit une dernière fois dans ses bras....avant de prononcer cette ultime phrase, symbole de résonance infini aux oreilles du monde...

  • Je pars avec toi.

Rosalie le regarda ahuri, comme si un couteau venait lui transpercer le cœur.

  • NON ! Tu dois vivre! Vivre pour toujours! Être heureux!

  • Comment pourrais-je vivre sans toi ?

Elle balbutia, ne sachant pas quoi répondre...et lui de reprendre...

  • Tu te souviens ? …. Jusqu'à ce que le soleil brule nos âmes.

Elle le regarda, apeuré, hésitante, désorienté par cette phrase capital, ces mots salvateurs et pourtant fatalistes....partir ensemble.

  • Je ne peux pas te laisser faire ça, affirma t-elle.

  • Et pourtant...Jusqu'à ce que le soleil brule nos âmes. Tu ne pourras pas me faire changer d'avis. De puis longtemps, je cherche la paix dans mes rêves...mais maintenant, cette paix, c'est auprès de toi que je l'ai trouvé. Ne m'enlève pas cela.

Rosalie ne put dire un mot...et se laissa entrainer dans la torpeur immatérielle de ses émotions.

Enlacés vers leurs destinées...Caym et Rosalie se dévisagèrent une dernière fois avant que le soleil ne consume leurs chairs. Ce soleil si brulant...semblable à leurs désirs mutuels...qui pourtant les arrachera l'un à l'autre dans quelques secondes...

  • Rosalie...je viens de comprendre...

  • De quoi tu parles? Sanglota t-elle.

  • Sais tu pourquoi nous avons appris à aimer Cassiopée ce soir ? C'est parce que nous allons revenir...tout les deux...c'est pour ça que nous sommes si nostalgique. Dame Cassiopée qui a veillé sur nous toute la nuit...elle va nous faire revenir...revenir tout les deux....dans le futur. Elle nous réincarnera autant de fois qu'il le faudra.......tu me rends nostalgique...si nostalgique...sans doute parce que nous allons nous retrouver dans le futur....promet le moi...

Peut-être était-ce la magie d'une nuit ensorcelé qui lui avait donné raison...mais Rosalie lui souriait doucement...espérant l'osmose des mots...

Les rayons du soleil commencèrent à briller de milles feux...tandis que les amoureux déchus disparaissaient petit à petit dans ce ciel si lumineux...il ne leur restait plus que quelques minutes....

  • Rosalie...je sais ou nous pourrions aller... lui murmura t-il dans un dernier élan.

  • Oui........? fredonnât-elle dans la perdition d'un ultime soupir.

.......................................................................................................

  • Allons à la mer Rosalie.....dès que ce sera l'été, en secret, allons à la mer...Tous les deux.

    Le soleil y éclairera ta beauté....la lune nous poursuivra...pour nous rendre à notre solitude...

    Entre le passé et le futur....Encore une fois....suis mes pas...La lune nous donnera la force...

    A la mer...à la mer...j'agiterais la main...vers cet été éblouissant...

    En chérissant...chérissant....Ta présence....

Et les corps se consumèrent en silence....

- Fin -

Posté par fabula nova à 18:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2009

En silence...

Nous y revoilà...puisant le moment comme la rosé du bout des doigts...

Enchevêtré dans cette particule marginale d'une déflagration salvatrice...

Je m'avance encore et encore vers cette douce mélancolie qui anime chacune de mes pensées...esperant secretement que nos ames soient liées par une torpeur dénudé...charnelle...emotion démoniaque qui s'empare de mon esprit ennivré. 

Nos corps...penchant inconsciemment vers l'extase bestiale, cordiale, mais délicate...douce harmonie qu'une nuit sans prieres ni poussieres....

Des doigts entrelacés chevauchent la pénombre des secrets les plus inéspérés...une goutte...un souffle...un haletement...un gémissement...un regard...un sourire...une danse virginale dans un lit ou plus rien n'a de sens...et ou le monde n'est plus qu'ombre invisible...

La nuit noire berce nos gestes et pourtant la fraicheur haletante de mon souffle sur ta nuque fais frémir ton sourire malicieux.

Regard impétueux que la douceur infini d'une caresse sur ta peau pose encore et encore des absolutions d'union perdu dans le tumulte de coeurs battants à l'unisson...

Comme une mélodie courtisane qui effleure mon corps de la paume de la main....c'est un enchantement démoniaque qui égare nos ames ce soir...que le temps ne pourra pas changer...que les rires et les peines dilueront avec candeur sous ses draps recouvrant nos secrets d'une vive douceur....délicieuse harmonie que le battement déroutant de ton coeur a chaque fois que ma langue parcourrait les parcelles de ta peau les plus timides...

Sensation de discorde dans ta voix...demandant l'extase et l'emoi....acquiescant a l'unisson des corps et des coeurs dans un espoir d'eternité murmuré...

Paume contre paume...cherchant mélodieusement que ta levre enlace la mienne....une histoire parcouru de songes et de tendresse qui finirent par avoir raison de nous...désireux d'une solitude achevé et appeuré...ou nous nous sommes finalement trouvé.

C'était une mélodie douce et chantante...sur laquelle s'estompent les vagues de mes souvenirs...

Posté par fabula nova à 03:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

a new day arise...

Désolé pour le peu de message durant l'année 2009 mais j'avous que j'avais laissé un peu la place a mes articles plutot qu'a mon écriture personnelle.

Mais bon...envie de m'y remettre. Comme à mon habitude, il est plus de 2h30 du mat'...C'est parti.

Posté par fabula nova à 02:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 août 2008

ephemere et ecarlate...

cette mer scintillante s'étalle devant moi a l'infini....

le ciel azur recouvre ma vue...et les cristaux des vagues se déposent sur la rive...d'ou émergent mes reves...

Ou est donc passé notre innocence...nos plumes effrontés des gens envieux....

la plupart de mes souvenirs s'évaporent devant ton visage...et pleure...pleure encore....

entrainant au creux de tes mains ce sable si doux...si chaux.....le temps nous est donné...

parti loin de toute choses....la ou le monde est ephemere et écarlate...

peu importe que notre amour soit compté....le temps passé avec toi est mélodie....

peu importe que nos jours soient dispersé....je te ferais un dernier signe....passant tendrement ma main dans tes cheveux....caressant ton si beau visage....o ma déesse eperdues....

que les lames tranches ma chair et transpercent ma peau....plus rien n'a d'importance.....

viens avec moi, viens dans mon monde et dans mes songes....

les traces laissés dans le sable s'effaceront elles avec le temps ? ...

Loin de moi....et pourtant si proche...délicieuse osmose...

Le regard dans l'horizon....tes yeux percent plus que le ciel mon amour....

et ton sourire semble enchanté cette mer agité...en mon coeur et mon ame....

enlace moi tendrement...délicatement....tel un chrysanteme un jour de decembre....

laisse moi t'embrasser...encore une derniere fois....douce et délicieuse nostalgie....

Posté par fabula nova à 02:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2008

Through the snowsteps and flowers glowin'.....a travers les traces de pas dans la neige et les fleurs épanouis...

Nous nous sommes rencontrés un jour de printemps....il faisait beau...le ciel était bleu....et toi ... tu étais sublime...

nous nous sommes enfuis vers un reve lointain....la ou personne ne pourrait nous retrouver....

entends tu le chant du signe ? .... dans les rires et les larmes.... les joies et les peines....les sourires et les tourments....notre magie s'est arrêté....

Regarde ce ciel azur.....loin des bruits et des coleres....

Tel un ange déployant ses ailes....perdu dans un océan de passion et d'enchantement...je tracerais ton nom dans le sable...que meme le plus puissant des vents ne pourra jamais recouvrir......En ton sourire j'ai déposé mon ame....en tes bras j'ai déposé ma haine....et en tes mains...j'ai déposé mon coeur....

Tel des plumes tombant du ciel....chaque flocons de neige se posant sur mon visage....me laisseront un gout de mélancolie....mêlé a une infini nostalgie....

Les peurs et les hurlements....les cris et les tortures...s'effacent aux travers de tes sourires....et les fleurs s'épanouissent sur ton passage....

Je t'ai tant aimé....je t'ai tant espéré....je t'ai tant désiré.....mais meme l'éternité n'aurait pas suffit a notre Amour...

Mais le temps est venue pour moi de te dire au revoir.....un rêve déchiré s'embrume au fil du temps....le temps....ne nous ai plus donné...

C'est comme un reve lointain dans lequel nous nous sommes égaré....telle une mélodie douce et chantante...emportant nos coeurs et nos ames....sur laquelle...s'estompent les vagues de mes souvenirs....

Je jetterais une derniere fois un regard vers cet horizon ténébreux...dispersant rires et chants.....éblouis par tant de beautée et de lumiere....je continuerais ma route....

Laissant derriere moi mes traces de pas dans la neiges......jamais plus je ne te rejoindrais dans ce lieu ou les fleurs s'épanouissent.....ou l'air est doux....ou l'eau est rafraichissante....ou le ciel est clément....

Nue dans ma solitude....tel un enfant appeuré....ne pouvant voir la lumiere....perdue dans ses reves et ses pensées.....

Bercé par une mélodie enchanteresse....je laisserais mes traces de pas dans la neige......recouverte par le temps.........sans aucune amertume...je te dis au revoir....

Et dans une infini nostalgie....enlacé par la mélancolie.......je me refugierais dans un endroit ou le temps n'a pas d'importance....la ou mes traces dans la neige ne seront jamais recouvertes....et ou les fleurs brillent éternellement...

Au revoir...ma bien-aimée.

- pierre -

Posté par fabula nova à 11:52 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2008

La ville du crépuscule....The Twilight Town...

Dans le tumulte des sens....des mouvements se perdent....des caresses tel le vent....nos corps se frolent....

Tes doigts s'entrelacent aux miens......et le temps s'efface.....

Tu plonges ton regard en mon coeur....et mon ame s'égard dans les tenebres....

nue face a toi....en mes ébats....je reste tiens.....et les desseins du macabre n'ont plus leur places...

.....C'est un reve lointain dans lequel je me suis égaré.....

....ce sont des moments présent.....éloigné et si proche de la réalité....

ou peut etre est ce la réalité qui s'éloigne......nos réalités qui se joignent.......

....et nous partons main dans la main vers un nouveau chemin lumineux....

...de mes yeux ébais....j'admire ta beautée resplendissante a la lumiere des étoiles....dans mes bras....sous mes draps....souriante a la vie a la mort....peu importe notre sort...je prendrais ta main quoi qu'il arrive...et te garderais a mes cotés dans cet éternité ennivrante....douce et chantante....

.....sur laquelle s'estompent les vagues de mes souvenirs....

Le flot des pas ne demande pas de pardon....
Il s'écrase sur notre chemin...nous frayant un passage tout droit vers l'horizon...
Sans collision....sans interruption....nos pas sont légions....
Je te regarde...tu me souris....et un flocon de neige se dépose en ton sein.....
Les portes du monde sont ouvertes...
et te jetant un nouveau regard....je retiens un eternel souffle
tu deviens ma sublime....

Lorsque le ciel se brise en deux jusqu'au crépuscule....nous nous emerveillons devant les lumieres de la lune....
elles nous entourent et nous enlacent....
et te jetant un nouveau regard....je retiens un eternel souffle
tu deviens ma sublime....

1137247384

SoraandKairiKiss

1293294412_small

1172340107

Posté par fabula nova à 00:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »